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Images de Kémi

Des Cigares du pharaon au Roi Scorpion, de Stargate à La Momie, de Cléopâtre à Gods of Egypt, l’Egypte fictionnelle est fortement influencée par une imagerie souvent convenue et rocambolesque. Il n’est pas question de disqualifier ces réjouissantes visions mais de les reconnaître pour ce qu’elles sont : l’Egypte ancienne appartient au registre de la culture populaire et c’est en soi un indice de sa surprenante longévité et de sa puissance d’évocation.

Quand bien même il s’agirait de se rapprocher de la réalité, toute tentative de faire vivre l’Egypte pharaonique est une interprétation. Pourtant, les ruines à notre disposition, les textes et les représentations de la vie quotidienne dans les tombes des notables ont permis à des artistes et des archéologues de se livrer à des reconstitutions minutieuses, qu’elles soient architecturales, urbanistiques ou plus simplement humaines, en mettant en scène la vie des hommes et des femmes de Kémi.

Nous proposons ici quelques sources d’inspiration immédiate pour Kémi, une prise de contact directe par l’image, une plongée dans le Double Pays.

Les aquarelles de Jean-Claude Golvin

Architecte, archéologue, artiste, Jean-Claude Golvin est réputé pour ses restitutions de monuments et de cités antiques. Toujours insérés dans leur environnement, grouillants de vie, les superbes bâtiments et les impressionnantes cités qu’il déploie devant nous vibrent de réalisme et de poésie. Ses visions de l’Egypte pharaonique, basées sur un travail historique d’une grande rigueur, sont incontournables pour quiconque souhaite imaginer ce que signifiait de marcher devant les temples de Ouaset ou les tombeaux de Mennefer.

Toutes les images ci-dessous sont issues du site de Jean-Claude Golvin – Tous droits réservés – https://jeanclaudegolvin.com.

La BD "Sur les terres d'Horus"

Sur les Terres d'Horus 7. Neferhor ou la quête d'Isis - Tous droits réservés Isabelle Dethan

Si une aventure de Kémi devait être mis en cases, elle ressemblerait sans aucun doute possible à la série « Sur les terres d’Horus » d’Isabelle Dethan aux Editions Delcourt. Située sous le règne d’un Ramsès II vieillissant, on y suit les aventures et les enquêtes du prince royal Khâemouaset et de son assistante, la scribe Meresankh.

Complots, mystères, trahisons, menaces étrangères, sectes, phénomènes subtilement occultes, ces BD mettent non seulement en scène les thèmes et une période proche de Kémi mais illustrent également parfaitement son approche. La recherche historique n’est ici en rien un frein à l’aventure et les personnages ne sont pas des icônes rigides : êtres de chair, de sang et d’émotions, ils sont aussi attachants, veules, couards et héroïques que nous pouvons l’être et ce traitement s’applique à toute la société, la rendant étonnamment proche et vivante.

La place de la religion et de ses pratiques dans le récit est également similaire à celle de Kémi. Sans jamais virer dans le grand-guignolesque, la magie divine et les rites occultes sont des éléments périphériques importants de l’histoire tant l’omniprésence des temples et des croyances infuse toute la société. Elle revêt parfois des atours inquiétants et troublants, laissant subsister un doute quant à la nature de ce qu’expérimentent les personnages.

Le trait et la couleur sont superbes, rendant justice aux plans larges des architectures urbaines et aux détails des bijoux et des accessoires de la vie quotidienne avec une égale précision.

8 tomes incontournables pour une immersion détaillée, vivante, crédible et touchante.

Sur les terres d’Horus sur le site de Delcourt.

Le blog d’Isabelle Dethan.

 

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